S’agissant de l’origine géographique des déposants, l’Allemagne demeure de loin le principal contributeur, avec 42 349 dépôts (contre 40 099 en 2024). Parmi les principaux déposants étrangers, les évolutions sont contrastées. Les dépôts en provenance du Japon ont légèrement diminué, à 6 493 demandes (2024 : 6 592), confirmant toutefois la position du Japon comme premier pays d’origine étranger. En revanche, les dépôts des États-Unis ont augmenté à 6 197 (2024 : 5 886, soit +5 %), et ceux de la Chine ont connu une progression notable d’environ 19,3 %, atteignant 975 (2024 : 817). Les déposants coréens restent globalement stables, avec 1 314 dépôts en 2025 (2024 : 1 325). Globalement, le nombre total de dépôts étrangers demeure stable, bien que la répartition entre pays évolue. Il convient de noter que les déposants chinois représentent environ 18,9 % des demandes de modèles d’utilité.
D’un point de vue technologique, la répartition des demandes de brevets reste dominée par les domaines liés à l’ingénierie. La mécanique demeure le secteur principal, représentant 39,2 % de l’ensemble des dépôts (24 338 demandes), suivie de l’ingénierie électrique avec 31,3 % (19 436 demandes). Le domaine des instruments et des dispositifs médicaux représente 15,1 %, tandis que la chimie en constitue 7,4 %. Une croissance particulièrement dynamique est observée dans des domaines tels que les télécommunications et les technologies informatiques.
L’activité post-délivrance reste relativement limitée. Le nombre d’oppositions formées en 2025 a légèrement diminué à 226, contre 237 l’année précédente, poursuivant ainsi la tendance générale à la baisse des oppositions devant le DPMA.
Au niveau du Tribunal fédéral des brevets (Bundespatentgericht), 188 actions en nullité ont été introduites en 2025, un chiffre quasiment stable par rapport à 2024 (191 actions). Il convient néanmoins de souligner que la durée moyenne des procédures en nullité a sensiblement diminué : elle est passée d’environ 2,5 ans en 2020 à environ 1,5 an en 2024. En conséquence, l’écart temporel entre les décisions de première instance en matière de contrefaçon et les décisions de première instance en nullité (« injunction gap ») s’est considérablement réduit.